Les conférences-jam

Retrouvez les textes des conférences de Nicole Harbonnier et de Romain Bigé

Nicole Harbonnier : s’entretenir / au sujet du contact improvisation

Romain Bigé : la carte du pondéral / circonférence philosophique du contact improvisation

Qu’est-ce qu’une conférence jam?

En mettant dans un même espace de travail contact improvisation et autres pratiques du corps et du mouvement, les conférences-jams invite une dynamique de décloisonnement, de co-construction, de déplacement de point de vue et d’enrichissement mutuel.
Une conférence-jam est l’occasion de faire dialoguer théorie et pratique dans un même élan sans que l’une ne recouvre
totalement l’autre ni n’épuise l’expérience.

Quand, combien, quoi?

Ces jams seront précédées ou intégrées à une conférence d’une demi-heure suivie d’une mise en mouvement :
  • Le lundi 13 juillet à 17h au Carreau du Temple (Gymnase de la Forêt Noire), Boris Nordman proposera une exploration alimentaire : « Manger, le débat des parties ». Il est impératif, pour cette exploration, de venir avec trois aliments différents pour accompagner l’exploration proposée par notre bio-imaginiste. (Attention cette jam finit plus tôt pour laisser le temps aux festivaliers de se rencontrer au café – à 20:00.)
  • Le mardi 14 juillet à partir de 17h à Micadanses (studio May B), Romain Bigé proposera une conférence de philosophie autour du contact improvisation, des solos, des mains, des pieds et du reste. Après quoi, il nous introduira à une partition de déambulation dans la ville les yeux fermés. (Attention cette jam finit plus tôt pour partir explorer la ville – à 19:00.)
  • Le mercredi 15 juillet à 17h30 au Gymnase Japy, Joerg Lemmer Schmidt parlera psychomotricité et contact improvisation sur le thème « Flow and mindfulness ». Catherine Kych fera la transition vers la jam.
  • Le jeudi 16 juillet à 17h30 au Gymnase Japy, Dina Roberts parlera hypnose et médecine. C’est la chorégraphe Catherine Contour qui fera la transition vers la jam.
  • Le vendredi 17 juillet à 17h30 au Gymnase Japy, Nicole Harbonnier proposera une analyse d’activité du festival « Les défis de l’introspection dans le CI », après quoi Anne Catherine Nicoladzé nous introduira à la jam.
           & le DIMANCHE 19 JUILLET DE 9h à 18h, c’est jam perpétuelle, à nouveau au GYMNASE JAPY pour 15€.
Les tarifs en résumé :
10€/ une conférencejam en semaine (du lundi 13 au vendredi 17 juillet)
15€/ jam du dimanche 19 juillet
60€/ toutes les conférencesjams de la semaine + la jam du dimanche 19 juillet
Merci de nous contacter avant pour vous inscrire à ces jams : l’organisation ne nous permet pas de tenir une caisse le soir même, aussi serait-il plus simple pour nous de récupérer les paiements via internet (compte paypal etlamain@gmail.com, choisir l’option “envoyer de l’argent à des amis ou de la famille”) ou la semaine d’avant en mains propres.

Et ceux qui causent

Boris Nordmann

IMG_0456_Aveuglantes

Artiste-chercheur, son métier est fait d’allers-retour entre science et art.

Coordinateur artistique et scientifique de Old School/école de la relation inter-espèces, formateur accidentel en écholocalisation humaine, biologiste de formation et diplômé en 2004 du Fresnoy Studio National des Arts Contemporains, sa recherche vers les sociétés cétacées s’inscrit dans le cadre des Sciences Sociales au Centre Norbert Elias (UMR 8562, CNRS-EHESS).

Comme artiste, il développe ses projets avec des entrepreneurs en biologie (Inasmet), des chercheurs en psychologie de la vision (Laboratoire de la Vision Montréal), en analyse d’images (LIRMM, Montpellier), en traitement sémantique du lexique (Institut des Sciences Cognitives à Lyon), en bioacoustique marine (un peu partout), en biologie animale (MNHN, Paris), avec une metteur en scène (Mirabelle Rousseau), un acousticien (Kerwin Rolland), des artistes programmeurs (Alexis Chazard, Gaël Cobert), une poète (Dorothée Volut), des marins, un architecte archéologue (Yves Ubelmann) et un chef opérateur 3D (Alain Derobe).

Pour contourner les efforts de réalisation d’œuvres matérielles, il entreprend une forme de sculpture par prescription : d’abord en réalisant un audio-guide non localisé (Vision parlée) qui donne à l’auditeur des consignes de vision, puis en développant les Fiction corporelles, qui sont littéralement des méthodes pour se sentir autre : se sentir araignée, se sentir agglomération de Marseille, se sentir cachalot.

Devenant père, son intérêt pour la relation qui peut s’établir avec des mammifères marins s’est intensifié : Comment l’humain peut se placer dans une position d’apprentissage vis à vis des dauphins, bélugas, cachalots et autres odontocètes. A cette fin, il s’engage dans une série d’apprentissages, pour se mettre dans le bain : écholocation humaine auprès de formateurs aveugles (Daniel Kish et Tom de Witte), technique vocale (avec la performeuse Natacha Musléra), plongée en apnée, Kayak, Danse Contact et Composition Instantanée (ateliers avec Mathilde Monfreux et Robin Decourcy), méditation Vipassana, et Communication Intuitive®. Aux Caraïbes, il rencontre un marin escroc et fou. De retour, sain et sauf, il inscrit sa recherche dans le cadre académique des sciences sociales pour appliquer les outils de l’anthropologie contemporaine aux sociétés de cétacés.

Manger, le débat des parties. Proposition pour la conférence-jam du lundi 13 juillet.

Venir avec faim, serviettes, nourriture et mains propres.

Dina Roberts

Dina Roberts est médecin et hypnothérapeute. Elle travaille dans le domaine psychiatrique et enseigne l’hypnose à l’AFEHM (Association Française pour photo NB Dinal’Etude de l’Hypnose Médicale). Avant d’entrer à la faculté de médecine, elle commence des études d’Arts Appliqués à l’Ecole Estienne. Elle change de carrière mais maintient toujours un lien avec le domaine artistique. Sa recherche actuelle sur l’hypnose croise sa pratique médicale de l’hypnose en thérapie avec une recherche qu’elle mène depuis plus de 3 ans avec des artistes.

Elle envisage l’hypnose comme une technique spécifique pour entrer dans l’état dans lequel on est le plus disponible. Mais il lui semble que cet état n’est pas spécifique à l’hypnose et qu’il est particulièrement recherché et utilisé par les artistes. C’est ainsi qu’elle commence un travail de recherche avec eux en visant à croiser les points de vue et les expériences de cet état. Elle propose donc à des artistes de faire l’expérience de l’hypnose et s’initie de son coté à différentes pratiques qu’elle voit comme d’autres portes d’entrée vers cet état (Méditation Vipassana, Danse Contact Improvisation,…).

Elle propose notamment des ateliers d’hypnose aux danseurs de Contact Impro à Canaldanse afin de leur partager cette expérience et s’enrichir de leur perception de cette technique.

Nicole Harbonnier

Harbonnier_Nicole_03Nicole Harbonnier est professeure en étude du mouvement depuis 2004 au Département de danse de l’Université du Québec à Montréal. Après une maîtrise portant sur l’étirement du danseur (Paris 8, 2000), elle obtient un Doctorat en Formation des adultes (Conservatoire National des Arts et Métiers 2009). Sa thèse pose un regard neuf sur l’enseignement de la danse à partir de l’Analyse d’activité (auprès de Jean-Marie Barbier). Certifiée en Analyse Fonctionnelle du Corps dans le Mouvement Dansé du Centre National de la danse (Paris, 1997), elle a été interprète, professeur de danse contemporaine et formatrice de professeurs de danse dans plusieurs institutions françaises. Elle enseigne maintenant dans le champ de l’analyse du mouvement et de l’éducation somatique. Sa recherche actuelle tente d’articuler les dimensions expressives et fonctionnelles du mouvement en s’appuyant sur une méthodologie psycho-phénoménologique (Vermersch).

Son intervention portera sur « Les défis de l’introspection en contact improvisation ».

Elle sera pour cela accompagnée d’Anne-Catherine Nicoladzé :

Danseuse, performeuse et pédagogue. Elle découvre le contact auprès de D. Silhol et M.Tompkins et la composition en temps réel auprès de Joao Fiadero.
Son intérêt pour le frottement des disciplines, l’écho et les résonances en termes de physicalité, poétique et de rapport à la gravité, à l’architecture et au contexte, l’emmène à travailler avec C. Burgos-O. Gelpe, D.Silhol, K.Sebbar (danse en milieu urbain), Cie Lézards Bleus (Danse escalade), Cie OFF et Deuxième Groupe d’Intervention (théâtre de rue) et en co-écriture avec A.Théry, Cie Danse avec les roues-I.Brunaud (danseurs à handicaps physiques sensoriels et danseurs valides), M.Monfreux, Cie Hayos, Ali Fekih, L.Derridj, La Lloba-L.Leyrolles (Graphisme et performance contextuelle), Cie L’éclaboussé (petite enfance) et Magali Albespy (performances et composition en temps réel à partir de la matière-corps et une mise en relation spécifique mais néanmoins à caractère expérimental avec l’espace, le temps et le présent).
Elle est invitée en tant qu’improvisatrice à participer à des festivals ou performances : J.Fiadero-Lab IV, Courants d’art, Mobil’Homme, Petites Formes Cousues, Clown sans frontière, C.Delain-Corpophonie,
Élise Juillot et Rémi Uchéda (plasticiens), Cie Passaros, colloque de philosophie et de Gestalt thérapie …
Elle enseigne la danse sous forme de cours, stages et laboratoire pour un public divers, amateurs et professionnels : APA, PAE, UIFM, Maison d’enfants, CCN de Rillieux, ARIAM, CNSMDP, TMN, École d’architecture, IRTS, IME-expérimental, Foyer et école pour jeunes adultes et enfants à caractères autistiques, Point Éphémère…
En 2011 elle crée avec A. Vuillet (marionnettiste) et M.Albespy un regroupement d’artiste sous le nom de Wu Wei Art Association favorisant l’échange et la réflexion. En 2013 elle obtient le diplôme d’éducateur du développement moteur du nourrisson en Body-Mind Centering® auprès de SOMA et co-crée deux pièces chorégraphiques pour la petite enfance  (1-24 mois)

Romain Bigé

idRomain Bigé est agrégé de philosophie : il enseigne la philosophie de l’art à Henri-IV dans la Licence pluridisciplinaire de PSL* et il prépare actuellement une thèse de philosophie sur la poétique du contact improvisation. Ses travaux portent sur le concept de mouvement dans la philosophie du XXème siècle, et il s’attache à interroger les philosophes à partir des expériences et des discours du contact improvisation, qu’il pratique depuis quelques années. Qu’est-ce que percevoir si je peux sentir ton poids mieux que je ne sens le mien ? Qu’est-ce que l’espace s’il peut être sphérique, aplati, spiralé, hélicoïdal, selon les mouvements que je partage avec mon partenaire ? Qu’est-ce qu’un individu si ma danse n’est vraiment la mienne qu’au moment où je l’ai en commun avec un partenaire ?

Mon intervention portera « L’écologie de la perception et les origines du contact improvisation« .

Jörg Lemmer Schmid

Lemmer SchwarzweißJörg Lemmer Schmid est docteur en psychomotricité. Danseur et psychothérapeute, sa thèse se concentrait sur l’influence du contact improvisation sur la santé psychologique et sur la qualité de vie. Il s’intéresse particulièrement à la quesiton des états altérés de conscience comme les expériences de « flow » (flux) et de « mindfulness » (attention concentrée) ; cf. notamment son article sur Flow and Minfulness.

 

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